Plagiat, affaire Johnny Halliday

Assurance audiovisuelle et indemnisation 
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La polémique a grondé sans qu’aucune procédure judiciaire ne soit initiée : Johnny Halliday est accusé d’avoir, dans son titre « Jamais seul », plagié des passages d’un titre du groupe réunionnais « Ziskakan » (ayant fait partie de l’environnement professionnel du chanteur). L’occasion de revenir sur un aspect particulier de la contrefaçon musicale : le plagiat.

La 2ème parade peut être de contester l’originalité de la musique utilisée en se référant à des sources d’inspiration commune ou des titres appartenant au domaine public.

En 2006, le groupe « el principe gitano » avait déjà obtenu la condamnation des Gipsy Kings pour contrefaçon. Ces derniers avaient reprise dans la chanson « Djobi Djoba », les caractéristiques de l’oeuvre « Obi Oba », déposée à la Sociedad general de autores de Espana (SGAE) en 1979 (Cour de cassation, ch. civ., 16 mai 2006).
Dans une récente affaire concernant Calogéro (TGI de Paris, 12 octobre 2010), ce dernier a été condamné pour contrefaçon du titre « Le Feu ». Comme souvent, le rapport d’expertise a emporté la conviction des juges. L’expert avait conclu a une structure identique des deux œuvres. Dans le cadre de sa mission, et pour apprécier les similitudes entre deux titres musicaux, il s’attache essentiellement :
i) aux concordances sur le plan mélodique (mesure, mélodie …) ;
ii) à la comparaison d’un point de vue rythmique (les temps …) ;
iii) aux similitudes sur le plan harmonique (accords …)
Pour éviter ces déconvenues, plusieurs parades sont possibles. La meilleure option reste pour l’acquéreur d’un catalogue musical ou la société de production musicale, de recourir à une clause de garantie d’éviction.
Enfin, en défense à une procédure de contrefaçon, recourir à une contre expertise peut être également judicieux.

 
A consulter : Jurisprudence

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